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Mila a visité aujourd’hui la Grande Mosquée de Paris avec son recteur Chems-Eddine Hafiz : il lui a offert un Coran rose (MàJ)

L’accès à la salle de prière est habituellement « strictement interdit » aux visiteurs. Mais la jeune Mila, à qui les sorties polémiques sur l’islam ont valu un torrent de haine et de menaces sur Internet, a pu visiter jeudi toute la Grande mosquée de Paris, un signe d’« apaisement ». Chaussettes roses et grises, cheveux teints en vert attachés par un élastique, tête rasée sur les côtés, Mila avance sur les tapis de prière, sous l’oeil intrigué de quelques croyants.

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Pendant deux heures, le recteur de la « GMP » Chems-eddine Hafiz lui offre une visite VIP de ce lieu inauguré en 1926 ainsi qu’une initiation à l’islam, avec un Coran rose en cadeau. Au milieu de la végétation luxuriante des jardins de la Grande mosquée, le clapotis des fontaines étouffe le bruit de la ville mais pas le mot « paix », répété à plusieurs reprises par l’hôte et son invitée.

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Malgré son climat « amical », la visite est source d’inquiétudes en termes de sécurité. « Moi, je prends le risque. Vous pleurerez pour moi », ironise le recteur. « On dialogue, on fraternise, on débat, on n’est pas obligés d’être d’accord », se félicite l’avocat de Mila, Me Richard Malka, vieil ami et confrère de barreau de M. Hafiz. Il espère qu’une « leçon » positive sera tirée de l’après-midi par « ceux qui se sont laissés aller à la haine ».

Chems-eddine Hafiz n’a pas oublié les propos de Mila et rappelle que l’« islam est une religion que, bien évidemment, il y a lieu de respecter ». Mila, dédouane-t-il toutefois, « a eu des mots durs dans un contexte particulier », celui d’un harcèlement en ligne. Il hésite. « Je ne crois pas que ce qu’elle a dit… peut-être que ça a trahi sa vraie pensée, mais moi je suis persuadé qu’il faut sortir des clichés ». « Il y a eu à un moment un incident malheureux, mais le fait qu’elle vienne ici est source d’espoir ». Et Mila, a-t-elle changé de regard sur l’islam ? Elle hésite puis élude : « Je serais mitigée sur la question. Ça dépend. Entre les choses qui sont mal interprétées, entre ce qui est vraiment ma pensée… »

A l’entrée de l’immense patio jouxtant la salle de prière, une femme voilée, originaire de Seine-Saint-Denis, s’approche de la visiteuse. « Je suis fort agréablement surprise de vous voir ici. Votre démarche me touche énormément, je suis très émue », dit-elle à Mila. Mais la prudence reste de mise. « Je ne veux pas être filmée », indique aux journalistes l’interlocutrice de Mila, inquiète pour sa sécurité.

Le Parisien



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