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Lattes (34) : Lorenzo, 19 ans, victime d’un lynchage, est resté paraplégique. Ses agresseurs remis en liberté sous contrôle judiciaire (MàJ : Réaction de sa mère)

28/06/21

22/06/2021


18/11/2020

Le jeune homme a été tabassé dans la nuit du 24 août, sur un parking de Lattes, dans l’Hérault, où ses amis finissaient leur soirée. Depuis, dans l’incapacité de parler, il n’a toujours pas été entendu et sa famille réclame justice.

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“Tout s’est arrêté le 24 août. Je ne souhaite cela à personne. Notre vie s’est arrêtée !” Les parents du jeune Lorenzo, 19 ans, sont anéantis depuis que leur fils est cloué sur un lit d’hôpital, au département anesthésie et réanimation (Dar) du CHU Lapeyronie. Paraplégique jusqu’à la poitrine, ses bras et ses mains ne fonctionnent plus normalement. Quatre de ses cervicales ont été fracturées et la moelle a été touchée.

Le jeune Pérolien est resté seize jours dans le coma. Il respire grâce à une trachéotomie, ses poumons ne fonctionnant plus seuls. “Il ne peut même plus manger, se laver les dents, aller aux toilettes…”, décrit sa mère Élise qui, avec le beau-père du jeune homme, a dû arrêter de travailler pour s’occuper de lui sans savoir quand il sortira de l’hôpital : “Il a déjà fait cinq infections pulmonaires, il a failli mourir deux fois depuis qu’il est là”

Cinq mis en cause sous contrôle judiciaire

Élise s’est fait décrire la scène par les copains de son fils : “Il n’a participé à aucune bagarre, il n’avait rien demandé. Il était joyeux comme toujours, il dansait quelques minutes avant, on le voit même sur une vidéo. Lui et ses copains n’ont pas eu le temps de s’enfuir. Mon fils a été immédiatement poussé dans un fossé et ils se sont acharnés à deux sur lui. Il y en a un qui lui a donné des coups sur la nuque avec son genou ou son tibia.”

Une situation que ses proches vivent d’autant plus mal que trois individus suspectés d’avoir commis des violences ce 24 août, placés en détention provisoire par un juge de la liberté et de la détention sur réquisition du parquet, ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire quatre jours plus tard grâce à une procédure en urgence de référé-liberté devant la cour d’appel, où ils ont présenté des garanties de représentation. (…)

Midi Libre


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