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Dimanche, la liste de droite « Ensemble réveillons le Val-de-Marne », emmenée par Olivier Capitanio, l’a emporté devant l’alliance de gauche dirigée par le communiste et président sortant Christian Favier. En 1977, à son apogée, le PC était à la tête de 17 mairies dans le Val-de-Marne, soit la moitié de la population, un chiffre qui s’est lentement érodé.

En 2020, on ne trouve plus que sept maires, pour 23 % de la population, explique Roger Martelli, par ailleurs ancien membre du PCF. « C’est un amenuisement progressif. La défaite d’aujourd’hui n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein, c’est un processus de longue durée. » […]

La perte du département était donc, pour Roger Martelli, « prévisible » : « S’il était resté communiste, ça aurait été miraculeux. » Elle s’inscrit dans une histoire : au moment où le PCF s’installe en banlieue, l’industrie est en plein essor, le nombre d’ouvriers augmente.

Depuis, le monde a été changé, « le cadre social dans lequel s’insère le PC a été bouleversé », poursuit l’historien, codirecteur de la rédaction du magazine Regards. Le nombre d’ouvriers a depuis drastiquement chuté, le salariat s’est ubérisé, la figure du « travailleur » et de la « travailleuse » s’est profondément modifiée. Et « le PC n’a pas pris la mesure suffisamment tôt de ces changements », estime Roger Martelli. Sans compter la concurrence des voisins de gauche. […]

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