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Marie-Odette Maryam est Française d’origine portugaise. L’écrivaine était catholique « très pratiquante jusqu’à l’âge de 17 ans ». Lorsque son mari lui a demandé sa main, il a posé une condition : sa conversion à l’islam. « Lorsque je me suis convertie, il fallait un prénom arabe que j’ai choisi avec soin. Maryam veut dire Marie en arabe », explique l’auteure du livre qui a embrassé l’islam en 1994. Cinq ans plus tard, elle porte le voile. Un choix personnel et non imposé par son mari. « Je suis heureuse avec mon foulard, et épanouie. »

Pourtant Marie-Odette Maryam a été confrontée de nombreuses fois à ce qu’elle appelle la « foularophobie ». Parmi les nombreux exemples cités, « un pharmacien revient avec le contenu de mon ordonnance. Le voilà qui m’explique dans les moindres détails le mode d’administration du moindre médicament de base et en plus en français plus qu’approximatif. Toi voir la scène ? », raconte-t-elle.

Le port du voile a également posé problème dans sa sphère professionnelle. « J’étais assistante de direction trilingue à la direction générale d’un grand institut de sondages. Peu de temps avant mon retour de congé maternité, j’appelle le Directeur des Ressources Humaines pour le prévenir que je reviens avec le foulard islamique. J’ai entendu un gros blanc puis un petit ah genre je ne savais pas quoi dire. À mon retour plus question que je travaille pour un directeur. Il a fini par m’avouer que j’étais un danger pour la société et qu’il n’allait pas mettre en danger toute la société pour une personne. J’ai démissionné ». 

“Dans mon livre, je dédramatise l’islam en racontant mon quotidien de femme voilée blindée avec toutes mes mésaventures. Chacun pense ce qu’il veut, c’est ça la liberté. Même si les autres façons de voir les choses sont différentes, elles sont tout aussi valables : c’est ça l’égalité. Quoi que l’autre croit, on le respecte : c’est ça la fraternité”, conclut Marie-Odette Maryam.

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