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29/04/21

J’en veux énormément à la justice. Si l’Etat avait vraiment fait son travail, mon frère serait là.

Un rassemblement était organisé ce samedi à Perpignan en mémoire de Paul, tué à Reims le 7 avril, parce qu’il était transsexuel. L’auteur présumé des faits avait déjà été condamné, puis libéré. Sa famille, qui habite Canet-en-Roussillon, reproche à la justice de ne pas avoir su éviter ce crime.

Un mélange d’émotions a envahi ce samedi la Place de la Résistance, non loin du Castillet, à Perpignan. Entre des sanglots, l’une des nièces de Paul (aussi appelée Paula) a pris le micro, devant la quarantaine de personnes présentes : “C’était un frère, un oncle. On nous a enlevé la plus belle des personnes.

Paul avait des sentiments, avait un coeurNous sommes tous égaux.” Brigitte Zagoyan, soeur de la victime, a la voix qui tremble : “Nous voulons lui rendre hommage, montrer qu’on ne l’oublie pas et que l’on n’oublie pas toutes ces personnes qui sont en souffrance.

France Bleu


22/04/21

La famille de Paul Migeon reçoit des insultes sur Facebook :

La nièce de la victime : Et après c’est les Français les racistes, si la France te dégoute autant libre à toi de rentrer chez toi… Partager, si c’était un français qui parlerait comme ça on crierait au scandale… Tu ne vaux pas mieux que le meurtrier de mon oncle.


“Il a égorgé mon oncle alors qu’il avait déjà tenté de tuer une transgenre”

Paul Migeon a été retrouvé le 7 avril dernier dans l’incendie de son appartement à Reims, tué dans des conditions abominables en raison de son orientation sexuelle par un homme au lourd passif. “Intolérable” pour la famille de la victime, vivant à Canet-en-Roussillon, qui veut briser silence et tabou, et crier sa colère. Au nom de “toutes ces victimes oubliées“.

Par moments, elles se taisent. Et elles lèvent leurs yeux pleins de larmes vers le ciel pour y décrocher le courage de poursuivre leur récit. D’horreur, de douleur infinie et de révolte gigantesque. La vie de Laura Estevon et de Brigitte Zagoyan, la nièce et la sœur de Paul Migeon, a basculé dans l’inimaginable…

“Si la justice avait fait son travail, il aurait dû être sous les verrous”, s’indignent les proches. (Il aurait en effet tenté de tuer une escort girl transsexuel en 2017 – voir l’article ci-dessous).

Mère et fille ont ainsi décidé de taper fort à toutes les portes des associations de défense des droits des personnes gays, lesbiennes ou transgenres. “Mon oncle a dû se cacher toute sa vie, ce n’est pas pour que l’on cache aussi sa mort. Il faut que son histoire fasse du bruit. Il a été tué pour ce qu’il était. Les gens se disent ce ne sont que des travestis, peut-être qu’ils l’ont cherché. Comme on jugerait une prostituée agressée. Mais, avant d’être un travesti, mon oncle était un être humain“.

“Il a tué un ange”, lâche Brigitte dans un souffle. “C’était mon petit frère, on avait un an et demi de différence, Quand on était jeune, on ne pouvait pas se passer l’un de l’autre. À l’école primaire déjà, il se faisait agresser et je devais faire le garçon. C’était aussi un enfant battu à la maison. Je me souviens de notre même enfance difficile, mais surtout notre rire commun que l’on s’était créé pour cacher notre souffrance. Il riait tout le temps, n’importe où qu’il aille. Et mes enfants étaient comme les siens“.

C’était quelqu’un de très gentil, agréable. Tout le monde le dit. Il n’a jamais eu un geste de violence. Il m’avait confié son mal-être, qu’il s’était toujours senti femme. Alors, je l’appelais affectueusement ”mon tonton-tata”. Il avait envisagé une transformation mais il trouvait difficile de devoir se justifier sans arrêt sur ce qu’il était vraiment. Quand il sortait, il portait toujours une touche féminine sur lui mais qui ne se voyait pas. Et il s’habillait avec des vêtements de femme chez lui uniquement. Car il ne voulait absolument pas donner dans la provocation. Il avait peur du regard des autres, d’être rejeté, d’être agressé. Il souffrait de cette solitude, alors il allait sur les sites internet pour faire des rencontres. Et quand on vit comme ça, à la moindre petite attention que l’on vous donne, vous ne vous méfiez pas. Mais pourquoi certains n’auraient pas le droit de vivre comme ils sont ?“.

[…]

L’Indépendant

Un rassemblement aura lieu en son honneur : Nous vous invitons à nous rejoindre ce samedi 24 avril 2021 à 10 heures, Place Saint Thomas à Reims. (Facebook)


19/04/21

Tout au long de la conférence de presse, le parquet a genré la victime au masculin. Jointe par TÊTU, l’association Exaequo indique pour sa part que la victime était une personne trans dont la famille connaissait l’identité de genre. Aussi elle sera inhumée dans le respect de cette identité.

Elle a été retrouvée égorgée chez elle avec 14 plaies au cou et aux cervicales. Les enquêteurs ont retrouvé des vêtements de femmes découpés. “L’accusé reconnaît l’intégralité des faits”, a annoncé Matthieu Bourrette précisant qu’il avait frappé la victime avec des ciseaux après l’avoir violée, avant de mettre le feu pour effacer les indices.

L’agresseur présumé, un ressortissant congolais né en 1994, a obtenu le statut de réfugié (vit en France depuis 2017).  Le procureur a retenu le caractère LGBTphobe du crime.

TÊTU


16/04/21

Ce serait bien un crime homophobe qui a eu lieu le 7 avril dernier à Reims, avenue de Laon. A la suite d’un incendie, un homme de 50 ans était retrouvé mort dans un appartement, entièrement nu, avec des plaies au cou. Ce vendredi, un homme de 27 ans a été mis en examen pour viol et crime homophobe.

Il aurait violé, puis tué sa victime de 14 coups de ciseau. Il l’aurait également déshabillé et mis le feu aux vêtements, en l’occurrence un soutien-gorge, une guêpière et une jupe écossaise.

[…]

Le suspect, originaire du Congo, vit en France depuis 2017 et habite Châlons-en-Champagne. Il a reconnu les faits lors de sa garde à vue : “Il a reconnu le meurtre, mais il a aussi reconnu avoir violé la victime, puis incendié volontairement l’appartement pour pouvoir effacer les traces. Il a aussi reconnu avoir volé et utilisé la carte bleue de sa victime”, explique Matthieu Bourrette.

C’est justement l’exploitation des données d’utilisation de la carte bancaire qui ont permis aux enquêteurs de retrouver la trace du suspect. Si il est difficile à ce stade de déterminer comment et quand l’auteur présumé a rencontré sa victime, il est en revanche établi qu’il est déjà mis en examen dans une affaire similaire dans l’Essonne. Il aurait en effet tenté de tuer une escort girl transsexuel en 2017.

[…]

France Bleu


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