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Je suis lucide et je regarde la réalité en face: depuis plus de trente ans certains quartiers et certaines rues sont devenues invivables pour nos concitoyens, et notamment pour les plus modestes, les plus fragiles: la personne âgée qui va faire ses courses, la femme qui rentre seule le soir du travail. Non. Ce n’est pas l’idée que je me fais de ce que la République doit aux Français.

Je tiens à ce que la police aille partout, en particulier dans les zones où s’est installée une délinquance chronique, et elle le fait. C’est pour cela que nous avons ciblé 62 quartiers de reconquête républicaine -, dont 58 ont déjà été mis en place, qui captent l’essentiel des renforts en sécurité publique. La Goutte-d ’Or à Paris ou Lille-sud sont ainsi devenus des quartiers témoins, où nous avons injecté des moyens massifs pour changer en profondeur le quotidien de nos concitoyens. On doit franchir encore des étapes.

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Aujourd’hui, nous devons mieux suivre le bas du spectre: ces individus qui ne sont pas perçus comme les plus dangereux, mais qui peuvent passer à l’acte sans aucun signe avant-coureur. Nos préfets, nos forces de l’ordre, nos services de renseignement s’y attellent sans relâche.

Il nous faut aussi être attentifs à ce terrorisme «exogène», piloté depuis l’étranger, mais qui peut trouver un relais dans certaines communautés présentes sur le territoire national. Il n’a pas disparu. C’est pour cela que nous sommes si déterminés à ce que la coalition internationale reprenne avec force le combat contre Daech en Syrie. C’est pour cela que je pense qu’il est indispensable que nous allions au bout de la lutte contre le terrorisme en Afrique. Car l’islamisme qui cherche à détruire nos démocraties et notre civilisation n’a en rien désarmé. Ce terrorisme qui lutte de manière méthodique contre les minorités religieuses, et notamment les chrétiens d’Orient, contre notre modèle de société, contre la paix et la sécurité dans plusieurs continents, demeure notre principal ennemi.

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Quand vous évoquez un « privilège blanc », n’encouragez-vous pas les divisions au sein de notre société ?
Je ne me reconnais pas du tout dans cette thématique-là. J’ai même toujours dit l’exact contraire. Si j’ai évoqué cette expression, c’était précisément pour la déconstruire. J’ai simplement dit, factuellement, que nous sommes dans une société où quand vous vous appelez Emmanuel Macron et que vous avez ma tête, vous avez plus de chance de réussir que le garçon qui s’appelle Nordine, par exemple, et qui est né en Seine-Saint-Denis. C’est de l’évidence, du bon sens.

(…) Le Figaro



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