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Par contre, la contribution de l’immigration au budget et à la fiscalité apparaît de plus en plus négative*, surtout depuis que la France privilégie une immigration « familiale » sur une immigration « de travail », c’est-à-dire depuis les années 1990.

Le coût annuel estimé par l’OCDE est de -0,52 % du PIB. Une autre étude, qui privilégie un point de vue « statique », celle du CEPII, estime que la contribution des immigrés en pourcentage du PIB oscille au fil du temps. Mais, dans le scénario de référence envisagé, elle atteignait en 2011 -0,49 % du PIB.

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Si l’on défalque les gains en croissance, moyennant le taux d’imposition global (car on rappelle que ces chiffres concernent le budget), on peut estimer le coût net de l’immigration en moyenne sur les vingt dernières années à -0,6 % du PIB par an, soit 248 milliards d’euros (aux prix de 2014) cumulés depuis 2000. Il est probable qu’il était inférieur à cela au début des années 2000 et qu’il se rapproche de -0,8 % actuellement. Ce coût est donc faible, mais non négligeable.

Il convient, enfin, de préciser que certaines populations, du fait de leur faible niveau d’instruction, de leur mauvaise maîtrise de la langue française, présentent un coût individuel plus élevé que d’autres. Ainsi, pour l’ensemble de la population immigrée, la population ayant un niveau d’éducation égal ou supérieur au bac était de 38,1 % mais, pour les immigrés en provenance d’Afrique, ce chiffre tombait à 35,9 % et il était de 41,8 % pour les immigrés d’origine européenne qui représentent un tiers de la population immigrée (Insee, enquête Emploi 2018).

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