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“La cause humanitaire ne peut pas couvrir tous les actes”, a déclaré l’avocat général, dans ce dossier dit ‘des hébergeurs’”. “Personne n’est poursuivi du fait qu’il a simplement hébergé des migrants, mais parce que la limite de la simple aide humanitaire a été franchie”, a-t-il dit.

Onze personnes sont poursuivies, soupçonnées d’être impliquées dans un trafic d’êtres humains en ayant aidé des migrants à passer vers la Grande-Bretagne, en 2017. Quatre de celles-ci, dont les journalistes Anouk Van Gestel et Myriam Berghe, sont poursuivies comme complices, pour avoir apporté une aide minime aux prétendus auteurs et co-auteurs du trafic, des migrants qu’elles hébergeaient chez elles.

L’accusation vise, par exemple, le fait d’avoir prêté un téléphone ou un ordinateur qui ont servi ensuite à faire des recherches sur la localisation de parkings où stationnent des camions se rendant en Grande-Bretagne.

En parlant des quatre personnes suspectées de complicité, l’avocat général a soutenu qu’elles ne pouvaient pas ignorer l’existence d’un trafic d’être humains. “Elles savaient très bien comment tout cela fonctionne, et en quoi consistent les arrangements pour passer la frontière”, a-t-il affirmé. (avec Belga)

Bx1.be


La journaliste Anouk Van Gestel: «J’ai déjà hébergé une trentaine de migrants et je vais continuer»

(…) Le Soir


Article de juin 2018 :

Douze personnes seront jugées prochainement dans le royaume pour participation présumée à une organisation criminelle de traite des êtres humains. Parmi elles, deux journalistes : Anouk Van Gestel, rédactrice en chef de Marie Claire Belgique, et Myriam Berghe, membre de la rédaction du magazine Femmes d’aujourd’hui. Placées sur écoute, les deux journalistes ont été perquisitionnées et renvoyées devant la justice. Le parquet entend requérir de cinq à dix années de prison contre tous ceux qu’il considère comme des membres d’une filière de passeurs vers la Grande-Bretagne.

Les deux journalistes, amies et anciennes collègues, ont été sensibilisées à la cause des migrants après la découverte de la jungle de Calais. Elles ont décidé ensuite de répondre aux appels de la Plate-forme citoyenne, un groupement issu de la société civile qui a notamment organisé, durant l’hiver, l’accueil, par des particuliers, de migrants regroupés dans le Parc Maximilien, à Bruxelles. Majoritairement originaires d’Afrique, ces « transmigrants » espéraient, pour la plupart, passer en Grande-Bretagne et n’entendaient donc pas déposer une demande d’asile en Belgique.

(…) Le Monde


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