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Assemblées populaires, réseaux sociaux, sauvetage d’écoles et de commerces… La ruralité cherche à se réinventer. C’est le constat que notre collaborateur Anthony Cortes, qui a sillonné ces “territoires perdus”, fait dans “le Réveil de la France oubliée”, une enquête à paraître le 3 mars, dont nous publions des extraits inédits.

Il y eut un grand incendie, un feu de colère : celui des « gilets jaunes ». Désormais, planquées sous la cendre du désintérêt qui a succédé mécaniquement au trop-plein d’attention des politiques et des médias pendant quelques mois pour les campagnes, il reste des braises. Des braises d’espoir. C’est sur elles qu’Anthony Cortes, journaliste à Marianne, se penche dans le Réveil de la France oubliée à paraître le 3 mars aux éditions du Rocher, et dont nous publions des extraits en avant-première.

Au fil des pages, il étudie comment la ruralité cherche à se réinventer. Tantôt à coups d’« assemblées populaires », de « listes participatives », de municipalisme, comme dans la Drôme. Tantôt à coups de réseaux sociaux où se tissent les solidarités qui, autrefois, se nouaient au comice et au comptoir. Il explore d’ailleurs ces mille et une initiatives pour maintenir la vie dans ces « territoires », ce mot affreux que le XXIsiècle commençant a imposé pour parler de la France par-delà des zones industrielles et commerciales. Ces services publics et ces commerces, justement, comment les retenir ou les faire revenir ? C’est l’objet du chapitre que nous avons sélectionné.

© Éditions du Rocher.

L’autonomisation comme réponse légitime

Mais Anthony Cortes ne fuit pas la complexité. Au cours de son périple dans le pays hors les villes, il voit pointer un phénomène d’autonomisation des campagnes que l’une de ses rencontres, Marie-Ange, 79 ans, résume de la sorte : « Nos gouvernements, ils ne savent que parler de la terre entière, du grand monde, ils aiment se projeter toujours plus loin. C’est la grandeur, la puissance… Ça doit être pour nous impressionner, je ne sais pas trop. Tout ce que je sais, c’est que ça m’éloigne d’eux, ils me fatiguent. Et pas seulement moi, je le vois autour de moi. Tant pis, nous, on existe entre nous. »….

Marianne


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