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Le président de l’Open Vld, Egbert Lachaert, a demandé à la commission statutaire du parti de qualifier temporairement Sihame El Kaouakibi de “non-active” au sein de l’Open Vld. La raison ? La célèbre asbl anversoise de danse Let’s Go Urban de la députée est soupçonnée de malversations financières. Retour sur une saga qui a commencé le 3 février.

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Cette entrepreneuse sociale arrivée en politique un peu avant les élections de mai 2019 donne du fil à retordre au président de l’Open Vld, Egbert Lachaert : des soupçons de malversations financières planent sur son asbl Let’s Go Urban Academy.


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À la suite de la démission de trois administrateurs et d’une enquête par la ville d’Anvers, le juge du tribunal de commerce d’Anvers a nommé un administrateur provisoire. Il surveille les opérations quotidiennes pendant les trois prochains mois et assure en même temps le suivi d’une enquête sur les flux d’argent.

50.000 euros de soutiens

Mais la saga El Kaouakibi ne s’arrête pas là. Cinq jours après l’annonce de cet audit externe, le journaliste Wouter Verschelden révèle dans la newsletter 8AM que l’Open Vld a versé 50.000 euros à la jeune entrepreneuse pour la soutenir dans son lancement en politique.

Gwendolyn Rutten, alors encore présidente l’Open Vld, a réagi sur Facebook : cette décision se justifiait par le “positionnement unique” de cette entrepreneuse. “Notre parti a jugé à ce moment-là que ces investissements financiers dans le lancement politique professionnel de Sihame El Kaouakibi constituaient un bon investissement pour l’ensemble du parti, à Anvers et ailleurs”.


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Ce soutien financier à une nouvelle candidate novice en politique (“lapin blanc” en néerlandais) fait grincer des dents en interne. “C’est un coup dur pour tous ceux qui se consacrent chaque jour au parti libéral, qu’ils soient jeunes, mandataires ou bénévoles, a déclaré Tess Minnens, la présidente de Jong VLD, dans l’émission Terzake (VRT).

Le premier échevin de Courtrai Open VLD, Wout Maddens, manifestait à son tour son mécontentement sur Twitter en postant une photo de Gwendolyne Rutten et de Sihame El Kaouakibi avec comme commentaire : “Entrepreneuriat social : à gauche, on dit des conneries, à droite, on se remplit les poches.

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