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A Grigny (Essonne), Zineb, marocaine sans papiers, Danielle, Ivoirienne sans papiers, Naïma, Franco-marocaine, et même le septuagénaire Benjamina ne demandent qu’une chose: travailler. Retrouver une activité après le “tremblement de terre” du Covid-19 qui a ébranlé leurs vies déjà fragiles dans la ville la plus pauvre de France métropolitaine.

A 77 ans, Benjamina Rajoharison habite à Grigny 2, quartier emblématique de la petite ville de banlieue parisienne. Avec ses 5.000 logements, c’est l’une des plus grandes copropriétés d’Europe mais aussi l’une des plus dégradées de France. Ici, des portes d’entrée fracassées, là des amas de déchets… Le studio de Benjamina, au contraire, est soigné. […]

Depuis le premier confinement, Benjamina regrette de n’avoir “pas pu chercher un travail”. Aujourd’hui, sa femme et lui vivotent grâce au RSA (revenu de solidarité active) : avec un loyer à 580 euros, il ne leur reste que “300 euros pour joindre les deux bouts” chaque mois. “C’est rien du tout“, dit Benjamina à l’AFP d’une voix calme. […]

Parmi les nouveaux bénéficiaires, Danielle, 21 ans, est venue chercher des couches et du lait pour sa fille. “Avant le coronavirus, je travaillais un peu, mon compagnon aussi, mais depuis la première vague du corona, le travail on n’y arrive plus“, dit cette Ivoirienne sans papiers qui faisait des ménages non déclarés mais n’a plus été rappelée. […]

Même constat pour Naïma, salariée. Mère de famille franco-marocaine de 37 ans, inscrite depuis quelques années aux Restos, elle a vu ses conditions de vie se dégrader depuis la perte de ses contrats d’intérimaire. […]

Zineb, Marocaine sans papiers au tempérament de battante, s’alarme davantage: avec la fin de la campagne d’hiver des Restos en mars, “c’est là que ça va être très difficile“, juge la trentenaire. […]

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