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Ce 1er février, c’est le World Hijab Day, journée qui célèbre le voile et incite chaque femme à en porter un en solidarité avec les femmes musulmanes. Ou comment oublier, voire mépriser toutes celles qui sont forcées de le porter.

Sur le site internet du mouvement World Hijab Day, la fondatrice Nazma Khan explique que cette journée se veut comme une « reconnaissance aux millions de femmes musulmanes qui choisissent de porter un hijab et de vivre dans la modestie ». La modestie ? Celles qui n’en portent pas seraient donc immodeste ? Quant à « choisir » de le porter, que penser de toutes celles qui y sont forcées ?

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Si les occidentales peuvent se permettre d’avoir un « Hijab day  », les femmes en Iran n’ont pas le loisir d’avoir un « No Hijab Day » fait-elle remarquer. Pire, ce jour accentuerait la pression en Iran. « Quand les femmes en Occident montrent ouvertement leur amour du hijab sans condamner la répression en Iran, notre gouvernement utilise ce prétexte pour davantage nous réprimer encore. Ils disent : regardez, même à l’Ouest ils célèbrent le hijab. De quoi vous vous plaignez ? ».

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Et si on organisait plutôt un « No Hijab Day » ? C’est l’idée du Conseil des ex-musulmans et de Maryam Namazie. Quant à Yasmine Mohammed, activiste ex-musulmane basée au Canada, elle a lancé le hashtag sur les réseaux sociaux. Son objectif est de contrer la « désinformation » et les « mensonges » au sujet du voile, comme quoi ce serait « féministe » de le porter. Pour elle, le hijab n’est ni plus ni moins qu’« un outil de la culture du viol  », car, en couvrant le corps des femmes, il montre que la femme qui le porte est responsable du désir qu’elle suscite, et donc responsable des agressions qu’elle subirait en ne le portant pas.

Charlie Hebdo


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