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La Cour des comptes presse le gouvernement d’accélérer le Logement d’abord

C’est un rappel utile à la réalité. Dans un référé rendu public le 7 janvier, la Cour des comptes, dressant le bilan à mi-parcours du plan quinquennal du Logement d’abord, outil phare du gouvernement pour diminuer le nombre de sans-abri, déplore « des résultats globalement en deçà des attentes », et presse le gouvernement d’« en accroître l’efficacité ».

Inventée aux États-Unis et au Canada, et expérimentée en France depuis 2009, l’idée du Logement d’abord consiste à partir du principe que pour réinsérer durablement un sans-abri, il vaut mieux le faire accéder tout de suite à un logement stable plutôt que de le prendre en charge dans des hébergements d’urgence à répétition. Une évaluation de l’expérimentation française a ainsi « mis en évidence un coût annuel évité de 16 000 € par bénéficiaire ».

Nombre de places insuffisant

En 2017, Emmanuel Macron a décidé de le déployer au niveau national, notamment dans 23 territoires, où ce déploiement se fait de façon accélérée. Pour cela, un plan quinquennal vise à produire 40 000 logements très sociaux (PLAI) par an, et à créer pendant le quinquennat 10 000 places en pension de famille, et 40 000 places d’intermédiation locative, qui permet à un propriétaire de louer à un ménage précaire en passant par une association.

La Cour des comptes rappelle que le nombre de sans-domicile a « plus que doublé » depuis 2012, reprenant l’estimation de 300 000 sans-domicile, proposée par la Fondation Abbé Pierre. « L’accroissement annuel en flux du nombre de personnes sans domicile serait actuellement de l’ordre de 30 000 », poursuit même la Cour, alors que, depuis 2012, le nombre de places en hébergement d’urgence augmente chaque année de 9 %, pour atteindre 260 000 places au total (y compris les places dédiées aux migrants), et une enveloppe globale de 4 milliards d’euros en 2019.

www.la-croix.com

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