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La Cour de Justice de l’Union européenne (…) a condamné hier la Hongrie dans un dossier hautement symbolique : la fermeture en 2017 de l’Université d’Europe centrale à Budapest, forcée de se déplacer à grand frais à Vienne. 

C’était la première fois, au sein de l’Union européenne, qu’une université était contrainte de fermer ses portes ; et pas n’importe laquelle : l’Université d’Europe centrale est financée par le milliardaire libéral d’origine hongroise, George Soros, bête noire du premier ministre hongrois Viktor Orban et de l’extrême droite.

La Cour de Justice a estimé que la modification de la loi hongroise qui avait provoqué la fermeture était « incompatible » avec les lois européennes. Une condamnation qui vient s’ajouter aux nombreux contentieux entre Budapest et les institutions européennes. (…)

Viktor Orban, le premier ministre hongrois, (…) a théorisé son opposition à Bruxelles, à ses yeux la nouvelle « Moscou » (…) il revendique son « illibéralisme », souhaite la victoire de Donald Trump, et qualifie d’irréconciliable ses divergences avec les valeurs de l’Union européenne (…) qui promeut selon lui le « grand remplacement », l’éducation « genrée », et « la propagande arc-en-ciel ».

Mais Viktor Orban est devant une contradiction majeure : il fait partie d’un club dont il n’aime pas les valeurs, mais dont il apprécie les contributions nettes à son budget national ; il les apprécie tellement qu’il ne veut pas s’en priver s’il se mettait en contradiction avec ces valeurs.

Alors l’heure de la cohérence est peut-être arrivée, l’Union ne peut pas rester soumise au chantage d’un leader qui la vomit, elle doit, au minimum, imposer le respect des règles communes du club.

Géopolitiques, le 7-9 de France inter


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