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« C’est pire que ce qu’on voit à la télévision », dénonce Cécile Pigné, 50 ans, une habitante de l’agglomération de Rouen. Les larmes aux yeux, cette aide-soignante raconte comment le jeudi 17 septembre 2020, elle a retrouvé la maison de ses grands-parents, dont elle avait hérité neuf ans auparavant, occupée par des inconnus, 14 rue des écoles, à Oissel.

« Ce sont des voisins qui m’ont appelée. Ils m’ont demandé si j’avais bien vendu ma maison car il y a avait des personnes qui étaient en train de couper tous les arbres sur le terrain et de faire des travaux à l’intérieur… »

Paniquée, elle a appelé directement la police qui est venue sur place. « Mais ils n’ont rien pu faire car les squatteurs avaient ouvert des compteurs d’eau et d’électricité plus de 48 heures avant que je les prévienne… Et la loi les protège. Je les voyais détruire les meubles devant mes yeux mais je ne pouvais rien faire. Il fallait que je parte, que la police s’en aille. Ils sont désormais chez eux. Je n’ai pas le droit de les expulser, c’est terrible. »

Cécile Pigné a même vu défiler des artisans dans sa maison. « Ils ont fait venir des peintres, ils ont enlevé toute la tapisserie, mis du carrelage… C’est incroyable. » Elle n’a pas pu porter plainte contre le squat « car ils sont désormais chez eux ».

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