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« Je suis né en 2003 », répète le prévenu par le biais de son interprète. C’est bien là que se joue l’affaire. Si ce natif de Casablanca a bien 17 ans, le tribunal correctionnel de Nantes n’est pas compétent pour le juger. Sinon, il peut le condamner. Et les motifs ne manquent pas.

Identifié par deux victimes

Dans la nuit du 14 au 15 septembre, le jeune homme a multiplié les délits. D’abord, il a arraché un collier en pleine rue. Avant de l’avaler. « C’est comme ça qu’il a été identifié », rappelle Charlotte Gazzera, la procureure. La victime l’a reconnu dans la rue et a alerté une patrouille de police.

Entre-temps, l’homme a volé un téléphone en se jetant sur une table. Là aussi, la victime l’a poursuivi et identifié directement auprès des forces de l’ordre. Mais rien n’a été retrouvé sur lui. L’homme a tout de même été placé en garde à vue.

Vol, outrages et refus de donner son ADN

Au commissariat, la soirée part en vrille. L’homme refuse de donner son ADN. Se met à moitié nu, sous l’effet de l’alcool et des médicaments. Et finit par insulter les forces de l’ordre. Mais à l’heure de déterminer l’identité du prévenu, le tribunal tombe sur un os.

Ses empreintes digitales correspondent avec cinq casiers judiciaires : chacun avec une identité différente. Seule exception, la date de naissance. À une année près. Un casier affiche 2002. Les autres 2003. Suffisant pour le juger en correctionnelle. « D’autant que monsieur a été condamné à une peine de dix mois de sursis pour vol de collier, le 10 septembre », insiste la procureure. Le prévenu faisait par ailleurs l’objet d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) délivrée par la préfecture de Loire-Atlantique.

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Ouest-France

Merci à Julien R.


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