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Au ministère de la Justice, Éric Dupond-Moretti peine à trouver ses marques. D’abord surpris par la fronde des magistrats contre sa nomination, le garde des Sceaux a perdu son bras de fer avec le ministre de l’Intérieur sur les questions de sécurité. L’ancien ténor du barreau parviendra-t-il à se faire un nom en politique ?

En trois mois, il a tout changé. Éric Dupond-Moretti a troqué sa robe d’avocat pour endosser un ministériel costume-cravate, lui qui n’en mettait jamais. Il a renoncé à son indépendance absolue, puisqu’il fait désormais partie d’une équipe gouvernementale. Finis, son verbe libre et ses coups de gueule improvisés, il va devoir calibrer sa parole. Forcément prudente. Oubliées, ses harangues contre les juges, qui ont fait sa réputation, il en est devenu le chef. Que dire de sa détestation de la prison, dont il est désormais le gardien… Oubliée, aussi, sa liberté de mouvement dans ses vignes de Collioure (Pyrénées-Orientales) et auprès de ses faucons de chasse : il voyage désormais en Falcon bleu-blanc-rouge et doit rendre des comptes. Et en premier lieu étaler son patrimoine. Pour lui, le fils de femme de ménage devenu l’avocat de la veuve et de l’orphelin, une épreuve douloureuse. « Oui, cela l’…

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L’article dans son intégralité sur Marianne


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