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La ville de Calais (Pas-de-Calais) fait face à la crise migratoire depuis plus de vingt ans. Elle se barricade derrière ses grillages haute sécurité. Devant la gare, les distributions de repas sont empêchées par la police. A Grande-Synthe, des bénévoles distribuent 3 000 litres d’eau par jour en moyenne. Récit d’un désengagement qui laisse les migrants dans le dénuement.

La ville s’est barricadée et protège ses installations portuaires et sa zone industrielle des Dunes de façon très impressionnante. La maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart, qui entame son troisième mandat, assume cette politique et défend les intérêts de ses concitoyens. Elle regrette les “troubles à l’ordre public” que génèrent les migrants. […]

Les autorités ont décidé le 24 octobre 2016 de procéder à l’évacuation de cette “jungle”. Sur le moment, plus de 60 bus ont été affrétés, rien que le premier jour, pour conduire les migrants vers les 280 centres d’accueil et d’orientation qui devaient leur permettre d’examiner leur situation administrative. D’après l’OFFI (l’Office français de l’immigration et de l’intégration), 42% de ceux qui ont alors tenté des démarches avaient obtenu l’asile ou une forme de protection subsidiaire, selon un bilan tiré à l’automne 2017. Mais une fraction très importante de ces étrangers sans papiers ne souhaitaient pas rester en France ou ne pouvaient pas répondre aux critères très stricts qui encadrent le statut de réfugié. Beaucoup sont donc revenus clandestinement à Calais.

Aujourd’hui, un millier environ de migrants venus du Soudan, d’Érythrée, d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan et de tant d’autres pays en souffrance errent dans les environs de Calais. C’est une estimation que les associations peuvent faire en raison du nombre de repas qu’elles sont amenées à distribuer aux migrants. […]

France-Culture


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