L’arrivée des deux employés asiatiques dans une boulangerie d’une petite peuplée de Hongrois, ravive des tensions identitaires.
Ils sont 300 réunis samedi dans une petite ville de 5 000 habitants. L’atmosphère est électrique. La population, en très grande majorité des Hongrois, est remontée contre une grosse boulangerie qui a embauché deux Srilankais.
Depuis, la boulangerie est boycottée. Elle accuse une perte de 30 % de son chiffre d’affaires. À la tribune, le ton monte. On stigmatise la couleur de peau des deux ouvriers. Le mot « invasion » est employé. Une habitante évoque le coronavirus.
Pas du goût des autorités. La police a ouvert une enquête pour incitation à la haine, l’Autorité nationale contre le racisme s’est auto-saisie.





