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Dans la Cité phocéenne, la drogue se vend partout, dans les quartiers nord comme en centre-ville. Autrefois tenu par le milieu corse, le trafic de stupéfiants est aujourd’hui dominé par les caïds maghrébins que rien ne semble inquiéter.

(…) Direction la Castellane. Ici, c’est plus de 80.000 euros par jour que le trafic génère, voire 100.000 euros selon certains. (…) Armand T., plus de quinze ans de prison, fut un des caïds des quartiers nord durant les années 1990. De père arménien et de mère corse, cet ancien proche de la Brise de mer qui connaît aussi bien le milieu corse que celui des voyous maghrébins a vu le trafic changer sur le plan sociologique. « Aujourd’hui, comme chacun sait, ce sont les Maghrébins qui dominent le trafic ; les Corses sont encore puissants dans le domaine des machines à sous et des jeux, mais sur le plan de la drogue ils sont sur le déclin. Aux Corses les jeux et les machines à sous. Aux Arabes le shit.»

(…) En attendant, le plan Castaner ne fait pas plus peur que cela aux caïds des quartiers nord. Omar justifie le trafic de stupéfiants pour des raisons sociales. « Grâce à nous, les gens de notre communauté ont à manger et ils ont accès aux soins. Quelque part, nous nous substituons à l’État. Nous investissons dans le tissu économique et achetons des sociétés de services. Nous avons créé une contre-société Quelques minutes plus tard, il ajoute: « Bien sûr qu’il y a des liens et des ponts entre les barbus des cités et nous. Comme eux, nous sommes dans le djihad. Ils ne consomment évidemment pas de drogue, moi non plus je n’en prends pas, mais nous faisons vivre notre communauté. C’est nous qui avons libéré Marseille en 1944, pourquoi n’aurions-nous pas le droit de manger ? Marseille n’est plus à Jean-Claude Gaudin, elle est à nous.»

Pour autant on ne peut éviter la question : certains « barbus », terme qui désigne les musulmans prosélytes, prennent-ils part au trafic, comme cela se répète un peu partout? Pour Thierry R., ex-policier qui travaillait pour la DST dans les années 1990 et que nous rencontrons à Aix-en-Provence, cette hypothèse est crédible.

(…) Le Figaro


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