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En retirant provisoirement la mesure qui était au coeur du bras de fer avec les syndicats, le gouvernement sauve peut-être son image mais ne saisit toujours pas la mesure de la crise sociale en cours, estime l’essayiste Maxime Tandonnet. Il est urgent selon lui, de «refonder la démocratie parlementaire en dotant la France d’un système de représentation populaire digne de ce nom».

Au milieu de cette bataille surréaliste entre deux entêtements, l’un corporatiste, l’autre narcissique, le martyre des Français, plongés dans la galère, se poursuit et la France fait naufrage, son économie abîmée, son image ridiculisée aux yeux du monde entier qui voit en elle, plus que jamais, depuis 37 jours, «le pays des grèves».

De fait, le pouvoir ne semble pas avoir pris la mesure de la gravité de la crise politique et sociale. Il donne le sentiment d’atteindre l’apothéose de la déconnexion, dans l’incapacité de percevoir ce qui est en train de se passer, des gilets jaunes à la crise sociale, dans les profondeurs de la société. Il s’en tient au dogme du «nouveau monde» et de la supposée «transformation» de la France sans réaliser à quel point le pays est en train de sombrer dans le chaos. La France subit en ce moment de manière paroxystique le syndrome du bunker quand ses dirigeants, politiques comme syndicaux, à l’abri de leurs protections institutionnelles, donnent le sentiment de regarder le monde s’effondrer autour d’eux dans l’aveuglement. En somme, nous assistons au triomphe d’obsessions électoralistes ou corporatistes au détriment de l’intérêt général. […]

Le peuple sans être infaillible, loin de là, est beaucoup plus lucide qu’ils ne le pensent. […]

Le Figaro

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