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S’il est déjà difficile pour beaucoup de jeunes de chez nous de trouver leur voie dans le système éducatif français, imaginez la tâche pour des mineurs isolés étrangers.

Pour ces dix jeunes originaires d’Afrique, âgés de 16 à 18 ans, cette occasion d’intégrer le système scolaire français ressemble quand même « à une grande chance », comme le raconte simplement Diene Ibrahima. (…)

Dans la salle de classe, la règle est la même pour tous : surtout pas de pression. Chacun sa route, chacun son chemin. Petite trousse rouge soigneusement rangée sur la table, pull à capuche sur les épaules « parce qu’il ne fait pas chaud ici ».

Abdoulaye, 16 ans, est l’un de ceux dont le projet est le plus arrêté. « Oui, avant la rentrée j’avais un peu peur parce que je ne savais pas ce qui m’attendait, raconte le jeune Ivoirien. Chez moi, j’étais à l’école coranique (université théologique musulmane) jusqu’en troisième. Au départ, c’est pas facile de tout comprendre. Pour certains métiers, il n’y a pas besoin de diplôme, pour d’autres il faut un CAP ou un Bac pro. Moi, j’hésite entre carreleur ou électricien. J’avais déjà ça en tête avant de venir. Les deux premières semaines, on nous a présenté des métiers, on a visité des écoles. C’est plus facile pour faire son choix ».

L’une des règles de base consiste justement à s’adapter au niveau de chacun, « parce qu’il faut être aussi réaliste », rappelle Pierre Steunou, proviseur adjoint. Mais en laissant une grande part de liberté aux jeunes et à leurs envies. « On ne forcera pas un élève à intégrer telle ou telle formation, explique aussi la formatrice Katell Le Floc’h. On ne mettra pas un jeune en peinture s’il veut faire de la vente ».

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