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Le rappeur met en scène à partir du 5 octobre Les Justes d’Albert Camus au théâtre du Châtelet. Il expose, accompagné d’un de ses acteurs, Frédéric Chau, la modernité de cette œuvre créée en 1949.

 

Des Français d’origine maghrébine, congolaise et cambodgienne sont habillés comme en 1905 et jouent des Russes. Un rôle normalement masculin dans la pièce est désormais féminin.

Le rappeur Abd al Malik poursuit son exploration de l’œuvre d’Albert Camus. Après avoir déjà consacré un livre et un spectacle à la figure du Prix Nobel de littérature 1957, le musicien participe à la réouverture du Théâtre de Châtelet en mettant en scène Les Justes, du 5 au 19 octobre. Créé en 1949, ce drame en cinq actes raconte le projet d’assassinat du grand-duc Serge par un groupe de socialistes révolutionnaires à Moscou en 1905.

Porté notamment par Frédéric Chau, Clotilde Courau, Sabrina Ouazani, Karidja Touré et Marc Zinga, cette relecture des Justes en “tragédie musicale” intervient dans un contexte politique tendu en France, après presque un an de mobilisation des gilets jaunes, à une époque où l’idée de révolte semble sur toutes les lèvres. “Les Justes est une pièce qui entre en écho avec ce que l’on vit aujourd’hui“, analyse Abd al Malik, fidèle à sa volonté de “préserver le patrimoine et cultiver la modernité“. […]

En offrant ces rôles de Russes à des Français d’origine maghrébine, congolaise ou encore cambodgienne, Abd al Malik n’a pas voulu faire de “pied de nez” à l’institution, mais “dire qu’en 1905, à Moscou, en puissance, le monde [d’aujourd’hui] était déjà là“. Abd al Malik a respecté le texte de Camus à la virgule près pour éviter toute ambiguïté: […]

bfmtv


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