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[…] Pour dissuader les banques de laisser dormir leurs liquidités, encourager les prêts et ainsi conjurer la menace de déflation, chaque euro de leurs réserves excédentaires est soumis à un taux de − 0,50 % depuis le 18 septembre (– 0,40 % auparavant). Soit un coût annuel pour les banques européennes d’environ 7 milliards d’euros.

« Les banques sont obligées de placer les dépôts qu’elles n’emploient pas en banque centrale, elles ne peuvent pas les garder chez elles pour des raisons comptables, explique un banquier français. Elles pourraient se prêter entre elles, mais, depuis Lehman Brothers [la banque américaine a fait faillite en 2008], il n’y a plus de confiance, elles ne se prêtent plus sans garantie en face. » […]

Le Monde


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