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« Depuis 5 ans, c’est l’enfer. » Les habitants du 10 rue Sully, dans le quartier du Prainet, vivent un « vrai sentiment d’insécurité » dans et devant leur immeuble.

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La raison de leurs tourments : les squats et trafics de drogue. « On est la première tour derrière les commerces de l’esplanade. Notre allée est “centrale” pour les dealers, bien à l’abri et proche des axes de circulation pour s’enfuir. Les groupes de jeunes se battent pour tenir ce point de vente. Et nous, comme d’habitude, on subit », lâchent ces locataires d’Est Métropole Habitat, dont certaines familles sont ici depuis des décennies.

Et de dénoncer des nuisances en tous genres : musiques à fond, incivilités, saletés, trafics, saccages, rodéos. Et certains parlent même de coups de feu, à plusieurs reprises ces derniers mois. « On se croirait dans les favelas brésiliennes. Alors payer 700 € pour supporter ce que l’on vit, c’est indécent. On a alerté tout le monde, bailleur, mairie, police. Ils sont tous au courant. Malgré tout, rien ne change. On est excédés et cela ressemble à de la non-assistance à personnes en danger », ajoutent-ils.

Déjà, en mars dernier, des violences avaient éclaté dans le quartier. En réponse, les polices nationale et municipale avaient lancé une opération conjointe dans les parties communes de plusieurs immeubles du Prainet. Sans grosse découverte, au grand désarroi des habitants. Aujourd’hui, les candidats au départ sont nombreux pour tenter d’échapper à ce « sentiment d’insécurité constant et qui nous bouffe la vie. » (…)

Le Progrès


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