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Frelon asiatique, fourmi de feu… et tant d’autres ! Les espèces exotiques envahissantes, qu’elles soient animales ou végétales, nous coûtent chaque année des centaines de milliards d’euros. Pour les arrêter aux frontières, une équipe française a mis au point un outil de profilage.

[…] « Une fois qu’une espèce envahissante a pris pied sur un territoire, il est extrêmement difficile, voire quasi impossible, de l’en éliminer. On ne peut, au mieux, que mitiger ses effets nocifs, et c’est alors un combat sans fin qui s’engage », constate Franck Courchamp. La seule façon de lutter efficacement contre les espèces exotiques envahissantes serait donc de les arrêter à la frontière. Ce qui suppose d’être capable de les identifier. […]

Face à de tels enjeux, la réaction des pouvoirs publics frise l’atonie. Surtout en Europe, où l’on est loin du degré de prise de conscience de pays plus immédiatement concernés par le problème, car pendant longtemps isolés du reste du monde en termes évolutifs, comme la Nouvelle-Zélande ou l’Australie.

« La Nouvelle-Zélande fonctionne non selon le principe de la liste noire, mais selon celui de la liste blanche : tout importateur doit apporter la preuve que l’espèce qu’il veut commercialiser ne pourra pas devenir envahissante », explique Franck Courchamp. Par comparaison, le Vieux Continent semble particulièrement désarmé, avec sa frêle liste noire de moins d’une cinquantaine d’espèces interdites, alors que plusieurs centaines, voire plusieurs milliers, devraient l’être. Les fourmis de feu ont le champ libre !

Les Echos

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