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Bertrand de Feydeau, vice-président de la Fondation du patrimoine, a expliqué, mardi sur franceinfo, que pour reconstruire la charpente de Notre-Dame de Paris ravagé par l’incendie, il va falloir mettre en œuvre des technologies nouvelles.

L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi 15 avril, a détruit la plus grande partie de la charpente. Surnommé “la forêt”, cet ouvrage constitué de poutres en chênes datant des XIIe et XIIIe siècles a été dévoré par les flammes. Malheureusement, “c’est une charpente qui n’est pas reconstituable”, a expliqué Bertrand de Feydeau, mardi sur franceinfo. Le vice-président de la Fondation du patrimoine a rapporté que “nous n’avons plus sur notre territoire d’arbres d’une taille telle que ceux qui ont été coupés au XIIIe siècle et qui constituaient ce qu’on appelle la forêt primaire”.

Les arbres dans lesquels ont été taillées les poutres de la première charpente de Notre Dame ont été abattus vers 1160-1170. On estime que certains pouvaient avoir 300 à 400 ans et que 21 hectares de chêne ont été nécessaires pour la construire. Chaque poutre provenait d’un chêne différent. L’ensemble de la charpente fait plus de 100 m de longueur, 13 m de largeur dans la nef, 40 m dans le transept et 10 m de hauteur.

Bertrand de Feydeau explique que “si l’on voulait aujourd’hui reconstruire la charpente de la cathédrale avec des pièces de cette dimension, nous ne les trouverions pas sur le territoire national”. En conséquence, “il va falloir mettre en œuvre des technologies nouvelles qui laisseront à l’extérieur l’aspect de la cathédrale telle que nous l’aimons mais qui ne permettront pas cette visite mystérieuse à la grande forêt de la cathédrale”, a-t-il regretté.

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FranceInfo


Notre-Dame: les exploitants forestiers se mobilisent pour fournir les chênes pour refaire la charpente

La fondation Fransylva, qui assure la promotion des forêts privées de France, propose que chaque propriétaire forestier de France donne un chêne pour la reconstruction de la cathédrale. Parmi eux, Sylvain Charlois, un spécialiste du chêne, veut fournir ou aider à trouver les troncs nécessaires.

(…) Mais pour Sylvain Charlois, ce ne sera pas si simple. “Il a fallu 1300 chênes” pour construire la charpente il y a huit siècles, ce qui équivaut à “au moins 3.000 mètres cubes de bois”. “Pour constituer un stock de chêne de cette qualité, en quantité suffisante, il va falloir plusieurs années”, estime le professionnel.

Pour répondre à la demande, le président de l’Union régionale des communes forestières de Bourgogne-Franche-Comté, Jacky Favret, a demandé aux 3.000 communes forestières du secteur de “jouer la solidarité” en “donnant un chêne (…) pour Notre-Dame de Paris”.

Reste encore à savoir si les architectes chargés des travaux décidera d’utiliser du bois pour l’ossature de l’édifice. Pour reconstruire la cathédrale de Reims, détruite à 85% lors de la guerre de 14, les architectes n’ont pas souhaité reconstruire à l’identique. Comme le rappelle Le Monde, les architectes des bâtiments de France (ABF) ont décidé de réaliser une charpente en béton, matériau à la mode au début du XXème siècle.

BFM TV

Merci à Saint Luc et Saint Sylvestre

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