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Après l’effroyable attentat de Christchurch, qui a vu un terroriste d’extrême-droite assassiner près de 50 personnes, nous avons assisté à une véritable hystérie collective à gauche au sujet de la “théorie du grand remplacement”, parce que le criminel y a fait allusion dans son manifeste. Je n’aime pas cette expression de “théorie du grand remplacement” parce que les gens y mettent un peu ce qu’ils veulent, ce qui rend très facile de réfuter des thèses que personne à part quelques énergumènes ne défend. (…)

Bref, je compte revenir sur cette question et sur les âneries qu’on entend dessus en détails quand j’aurai plus de temps, mais en attendant je voulais écrire un petit billet pour répondre à quelques arguments qu’on entend systématiquement dès que le sujet revient dans l’actualité et qui prétendent montrer qu’il est impossible ou du moins extrêmement improbable que les individus d’origine non-européenne deviennent un jour majoritaires sous l’effet de l’immigration. (…)

C’est sans doute parce qu’ils ne comprennent pas bien la dynamique des populations, qui est parfois contre-intuitive, que tant de gens trouvent complètement improbable l’idée que les descendants d’immigrés, qui sont pour l’instant un groupe très minoritaire, pourraient un jour devenir majoritaires. (…)

De fait, quand on regarde la proportion d’individus dont au moins un parent est né à l’étranger hors de l’Union européenne chez les nouveau-nés, on voit que celle-ci est beaucoup plus importante et qu’elle a augmenté rapidement au cours des 20 dernières années. (…)

Pour montrer concrètement comment, dès lors que l’immigration continue pendant suffisamment longtemps, les immigrés et leurs descendants peuvent devenir majoritaires, même s’ils constituent au départ un groupe très minoritaire et que leurs descendants ont le même indice conjoncturel de fécondité que le reste de la population, j’ai réalisé une projection dans un cas fictif mais néanmoins basé sur la situation de la France aujourd’hui. (…)

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