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Ivan Rioufol (Le Figaro) : « Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que le pouvoir a reculé à chaque fois qu’il y a eu de la violence dans la rue. S’il n’y avait pas eu de violence dans les rues, le pouvoir n’aurait pas bougé d’un iota.»
– CNEWS, 7 décembre 2018, 9h43

 

«Moi, je ne connais pas d’explosions sociales qui soient des explosions molles. Ça n’existe pas dans l’Histoire de France, et d’ailleurs ça fait partie de son ADN que de passer de rupture en rupture avec naturellement des violences que tout le monde regrette et déplore, s’il faut avoir ce préalable devant vous pour bien être clair là-dessus.

Mais simplement, ce que je vois, moi, et qui peut donner une explication à cette rage qui envahit les Gilets Jaunes, c’est que depuis maintenant 30 ans, mais singulièrement depuis 3 semaines, ils n’ont jamais pu être entendus du gouvernement qui les a méprisés. Et deuxièmement, il y a eu une légitimation de la violence qui a été amenée comme arbitre politique par le pouvoir lui-même. Parce que ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que le pouvoir a reculé à chaque fois qu’il y a eu de la violence dans la rue. S’il n’y avait pas eu de violence dans les rues, le pouvoir n’aurait pas bougé d’un iota. Et si le Président de la République attend simplement de voir les événements lundi, c’est qu’il va les juger non pas à l’aune des manifestants qui seront dans la rue, mais à l’aune des violences qui seront commises. Et donc, il y a une logique infernale qui a été induite également par le gouvernement lui-même qui a fait en sorte de légitimer, de mettre au coeur de sa politique la politique de la violence.»

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