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Auteur de violences « verbale, psychologique, physique, économique et sexuelle » habituelles sur sa jeune compagne, la victime des coups de feu de l’avenue Jean-Jaurès a été condamnée à de la prison ferme.

Pour préserver l’anonymat de la victime, nous les appellerons Zaid et Clara (prénoms fictifs). Ils sont jeunes tous les deux, entretiennent une relation “amoureuse” de longue date mais ne partagent un logement que depuis quelques jours.

« Il est venu habiter chez moi quand il a été expulsé de son logement », explique la jeune femme. Elle raconte aussi que Zaid, ressortissant algérien en situation irrégulière, « a reconnu ma fille trois jours après avoir reçu son OQTF [N.D.L.R. obligation de quitter le territoire français. Reconnaître un enfant français lui donne droit à un titre de séjour]. Mais ce n’est pas son père biologique. » Clara raconte encore que « son comportement vis-à-vis de moi a changé, je lui ai annoncé que je voulais le quitter et il s’est déchaîné ».

Nous sommes le 18 mai. Clara est insultée, brutalisée. Son appartement est dévasté. Elle trouve refuge chez une voisine et appelle la police. Emmenée aux urgences, elle porte quelques traces de violences. Elle présente surtout un profond traumatisme. Le médecin qui l’examine lui prescrit dix jours d’incapacité de travail en raison des séquelles psychologiques dues à « des violences verbale, psychologique, physique, économique et sexuelle » habituelles. Deux ans plus tôt déjà, Zaid a écopé d’une peine de prison avec sursis pour avoir brutalisé la même jeune femme. Dans ses dépositions, Clara décrit un tyran, qui abuse d’elle à tous les sens du terme.

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