Éditorial – Qu’elles soient voulues ou redoutées n’y changera rien : les migrations vers l’Europe ne vont pas cesser. Mais pour être profitables à tous, encore faut-il que l’Europe ne cède pas à la menace du chacun pour soi. (…)
La fermeture à toute immigration prônée par les uns comme l’accueil inconditionnel souhaité par les autres constituent deux dénis de réalité. Le premier est contraire à nos engagements internationaux, à notre histoire, à ce que nous sommes. Le démographe François Héran rappelle qu’entre 22 et 25 % de la population française actuelle est d’origine étrangère à une ou deux générations.(…)
Qu’elles soient voulues ou redoutées n’y changera rien : les migrations vers l’Europe ne vont pas cesser. « L’humanité est de plus en plus mobile », constate la dernière note de l’Institut Montaigne (1). « Le coût des transports s’abaisse et les inégalités de développement font de l’émigration internationale une stratégie efficace de mobilité sociale. » D’autant que, d’ici à 2050, la population européenne va passer de 10 % à 7 % de la population mondiale, du fait de son vieillissement et de la poussée des naissances en Afrique et en Asie. L’Europe restera donc un îlot d’opportunités.(…)
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