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Journée d’étude sur « la condition blanche », revendications « non-binaires », violences de certains antispécistes… Sébastien Le Fol, journaliste au Point, dénonce le progressisme « dévoyé ».

Face à cette radicalisation de mouvances jadis considérées comme « progressistes », la gauche intellectuelle paraît tétanisée. Elle n’ose émettre de critiques de peur d’être rangée dans le camp réactionnaire. C’est pourtant sa gêne devant ces pulsions épuratrices qui explique son déclin.

[…] Un progressisme dévoyé, préoccupé de questions d’identité sexuelle et raciale, se développe. Ses thuriféraires ne se préoccupent plus du « bien commun ». L’historien Mark Lilla, professeur à l’université Columbia, a bien analysé ce virage idéologique aux États-Unis : «Les mouvements sociaux pour les droits civiques ont connu des succès remarquables dans les années 1950, 1960 et au début 1970», expliquait-il au Point . «Mais, après, il y a eu un basculement. Les activistes se sont moins concentrés sur le lien entre notre citoyenneté d’un pays démocratique comme les États-Unis et nos identifications au sein de différents groupes sociaux. Au contraire, les gens ont commencé à parler de leur identité personnelle, comme s’ils étaient des homoncules intérieurs, à base de race, de sexe et de genre. La fameuse question de Kennedy : Que puis-je faire pour mon pays ?, qui a inspiré la génération des sixties, est devenue inaudible. À la place, la question la plus importante aujourd’hui est : Qu’est-ce que mon pays me doit du simple fait de la vertu de mon identité ? » […]

Le Point

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