Il y a une semaine, une femme était contrainte à un acte sexuel dans des toilettes publiques. Un fait divers choquant qui interroge toute la société, femmes, élus, forces de l’ordre.
« Mais où va-t-on ? C’est l’escalade à Brest ! » Jeudi, l’ambiance est loin d’être sereine sur la place de la Liberté. « J’y pensais depuis quelque temps mais là, c’est décidé, je vais m’inscrire au cours d’autodéfense, reprend Valérie, 36 ans. Si personne n’a pu empêcher ce viol en pleine ville, alors c’est aux femmes d’assurer elles-mêmes leur sécurité. Quitte à répondre par la violence à la violence ! »
L’élue d’opposition Bernadette Malgorn (Rassemblement pour Brest) s’indigne. Elle pointe un « climat d’insécurité insupportable ». Une opinion que partage Hélène, 48 ans, mère de deux jeunes filles : « Il est absolument hors de question que je laisse mes filles rentrer seules, à pied, le soir. Déjà, le jour, elles sont assaillies de propositions indécentes, elles ne cessent de se faire harceler par des hommes. Moi-même j’ai été suivie, plusieurs fois, par des gars qui espéraient, insistants, que je les invite chez moi. »
Le fait divers de la semaine dernière questionne aussi sur la place des femmes dans la ville. « Au risque d’être taxée de raciste, ce qui serait faux, nous sommes, aujourd’hui, confrontés quotidiennement à une culture qui maltraite les femmes, à une religion qui les rabaisse, qui les prive de leurs droits et de leur liberté, lance Dominique, 62 ans. Peut-être faut-il prendre le mal à la racine en posant les bases d’une éducation en profondeur, d’un enseignement alliant savoir-vivre, respect, histoire et humanisme. Une éducation qui serait dispensée à ceux qui en manquent cruellement, des jeunes des quartiers défavorisés aux nouveaux arrivants en France. »





