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De nos jours, seulement une trentaine d’églises sont toujours en activité au Maroc. Ce chiffre est en constante baisse depuis des décennies. Pour cause, plusieurs églises et cathédrales dans le royaume ont été réaménagées en centre culturel, en hôtel ou encore en mosquée.

L’agence de presse espagnole EFE revient sur le vide juridique qui a mené à cette diminution. En effet, le Maroc n’a jamais dressé un plan à grande échelle pour la désacralisation de ces lieux sacrés, d’autant plus que chacun d’entre eux a sa propre histoire.

La plupart demeurent ainsi entre les mains de l’Etat ou des autorités publiques, car, «l’Eglise catholique ne disposait pas de personnalité juridique au Maroc, et ce depuis la restauration de l’Etat marocain, jusqu’à la visite du pape Jean-Paul II en 1985. Ainsi, au cours de ces 29 ans, l’église ne pouvait pas posséder de propriété privée», explique l’archevêque de Rabat, Cristóbal López Romero, relayé par la même source.

Ces lieux de culte ont désormais une nouvelle vie. Certains sont utilisés en tant que bureaux des réfugiés, comme l’église de Hassan à Rabat, ou ont été transformés en mosquée, comme à Roches Noires (Casablanca), ou encore «l’église espagnole», d’El Jadida, construite par les Portugais au XVI siècle et qui a été transformée en hôtel.

Désormais les quelques 30 000 fidèles, pour la plupart des migrants subsahariens, ont à leur disposition une trentaine d’églises où 32 prêtres célèbrent la messe au moins une fois par semaine.

yabiladi

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