Fdesouche

Les actes de xénophobie et les agressions à caractère raciste se multiplient au Liban, sur fond d’une montée des tensions liées à la présence de plus d’un million de réfugiés syriens, soit le quart de la population. Cette situation est alimentée par le durcissement du discours d’une partie de la classe politique à l’égard des déplacés syriens.

Les actes de xénophobie et les agressions à caractère raciste se multiplient au Liban, sur fond d’une montée des tensions liées à la présence de plus d’un million de réfugiés syriens, soit le quart de la population. Cette situation est alimentée par le durcissement du discours d’une partie de la classe politique à l’égard des déplacés syriens.

Selon la première version, il s’agissait de deux employées de maison kenyanes, qui auraient été agressées par un soldat de l’armée libanaise, son épouse et des proches, sans raison apparente, uniquement à cause de la couleur de leur peau.[…]

Quelle que soit la vraie version, la scène filmée montre un déchainement de haine raciale sans précédent. Le scandale a pris une telle proportion dans un pays comme le Liban, ouvert sur le monde, que le ministre de la Justice a demandé au parquet militaire de se saisir de l’affaire. L’agresseur, le militaire et son épouse ont été arrêtés. Les deux employées de maison aussi sont derrière les barreaux, sous prétexte qu’elles ne disposent pas de papiers en règle. Des associations antiracistes et de défense des droits des travailleurs étrangers ont pris fait et cause pour les deux Kenyanes. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.

Cet incident s’est déroulé dans un quartier qui connait de fortes tensions, en raison notamment de la présence de dizaines de milliers de réfugiés syriens. Il s’agit de Bourj Hammoud, quartier à majorité arménienne, mais qui accueille de fortes communautés de travailleurs africains, des réfugiés syriens et des Kurdes. Après une bataille rangée qui a opposé il y a plus d’un an, des Arméniens et des Kurdes, les élus locaux ont essayé de calmer les esprits et de mieux protéger le quartier et ses habitants.[…]

RFI

Fdesouche sur les réseaux sociaux