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Près de trente ans après l’attentat contre le DC-10 d’UTA de 1989 qui avait fait 170 morts dont 54 Français, une association de victimes de victimes veut une nouvelle enquête sur cette affaire. C’est le site d’information Médiapart qui a relancé le débat en affirmant que des proches de l’ancien président français auraient approché l’entourage de Mouammar Kadhafi en 2005 dans le but de faire annuler la condamnation de son beau-frère, Abdallah Senoussi, condamné en France par contumance pour l’attentat en échange d’un soutien lors de la campagne présidentielle française de 2007.

Pour les proches des victimes, les documents exhumés par Médiapart pourraient éclairer des zones d’ombre du dossier. Ils réclament donc une nouvelle enquête au vu de ces nouveaux éléments.

« Les éléments montrés par Médiapart sont très intéressants, puisqu’il semblerait qu’il y ait d’autres personnes que celles qui avaient été condamnées par contumace qui sont désignées, explique à RFI Guillaume Denoix de Saint-Marc, président de l’association des familles de l’attentat du DC-10. Et surtout, il y a des preuves beaucoup plus précises que nous n’avions jusqu’ici, de l’implication d’Abdallah Senoussi et de l’ensemble des services secrets libyens dans l’affaire.
Alors, parmi les preuves plus précises on voit qu’il y a eu un essai avec une valise sur le même type d’avion, quelques jours avant, pour vérifier la faisabilité. Il y a tous les comptes rendus des réunions suite à ces essais. Il y a les billets d’avion de ceux qui sont allés porter la valise et qui l’ont remise à Apollinaire Mangantany, le Congolais qui est monté à bord avec la valise piégée. »

Le marché proposé par les proches de N. Sarkozy aux Libyens selon Mediapart

Pour mémoire, le 19 septembre 1989, le DC10 de la compagnie UTA reliant Brazzaville à Paris via Ndjamena, explosait au dessus du Niger tuant ses 170 passagers et membres d’équipage, dont 54 Français. Très vite, la piste d’un attentat est privilégiée et celui-ci trouve sa source au coeur du pouvoir libyen, revanchard à l’encontre de la France, qui a empêché le régime de Kadhafi d’envahir le Tchad trois ans auparavant.

(…)

Pour étayer son accusation, le journal en ligne présente des comptes rendus de réunions en Libye avec des membres du système judiciaire libyen. Le but de cette proposition aurait alors été de blanchir le cerveau de l’attentat du DC10 en l’échange du soutien du régime Kadhafi à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C’est en tout cas, si l’on en croit Mediapart, le lien que semblent faire les juges en charge de l’affaire du financement libyen

RFI

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