Tout au long de ce mois de ramadan, «Libération» va partager un “ftour”, le repas de rupture du jeûne, avec des personnalités. Aujourd’hui, promenade en compagnie de la sociologue Nacira Guénif.
Un rendez-vous ftour (1) avec Nacira Guénif, ça commence dès 18h30 à Barbès devant le centre culturel FGO Barbara, «j’y arriverai côté place et non pas métro aérien», c’est-à-dire du côté habitué, pas folklorique. […]
Chaque rue recèle une anecdote. Rue Charbonnière, de l’autre côté du centre Barbara : «Tenez, c’est ici que mon père tenait un restaurant débit de boissons.» Pour elle, cette période de ramadan, c’est surtout de l’introspection. Nacira Guénif ne s’abstient plus de boire et manger jusqu’au coucher du soleil. «Le ramadan aujourd’hui ne se réduit plus à qui le fait ou pas. Je ressens un attachement culturel et affectif. » Elle estime que le ramadan est «trop folklorisé», avec les gâteaux de l’Aïd et les soirées festives. […]
La sociologue distingue ceux qui y sont attachés, de ceux qui le pratiquent, même si les deux catégories peuvent se recouper. Il n’y a pas une pratique mais des usages multiples. «Cela démontre que l’islam est complètement acclimaté en France. » […]





