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Pour Cécile Ducourtieux, correspondante du Monde à Bruxelles, il deviendra de plus en plus difficile pour l’UE de «mettre les extrêmes en quarantaine».

Quand l’exception se banalise, les dirigeants bruxellois n’ont d’autre choix que de recevoir, négocier, transiger, remarque-t-elle, dans sa chronique.
C’est un confrère de l’Agence France-Presse qui nous a mis la puce à l’oreille il y a quelques jours, en retweetant une interview au Monde que Jean-Claude Juncker, le président de la commission, nous avait accordée il y a deux ans. « Avec l’extrême droite, il n’y a ni débat ni dialogue possible », nous expliquait le Luxembourgeois fin mai 2016, depuis son bureau du 13e étage du Berlaymont, le siège bruxellois de l’institution. […]

Ces propos ont pris un sacré coup de vieux alors que l’extrême droite italienne, europhobe et xénophobe, alliée aux Mouvement cinq étoiles (M5S, antisystème), est aux portes du pouvoir en Italie. La Ligue (extrême droite) a certes raté la dernière marche, après l’opposition du président Sergio Mattarella, qui a refusé la nomination de son candidat, Paolo Savona, un eurosceptique revendiqué, au poste-clé de ministre des finances. Mais elle est au plus haut dans les sondages et compte bien retenter sa chance aux prochaines élections, peut-être dès septembre. Si elle parvient aux commandes, qui pourra se permettre de snober le gouvernement d’un pays fondateur de l’Union à Bruxelles ? Personne. […]

Le Monde

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