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Les protestants d’Algérie demandent plus de liberté, alors qu’une vague de fermeture d’églises a lieu dans le pays depuis plusieurs mois.

Publiée le 18 mai, la déclaration de l’Église Protestante d’Algérie (EPA) était destinée au gouvernement algérien. Confrontée à une recrudescence de problèmes administratifs, l’EPA demande un traitement plus juste à l’égard des différentes assemblées qu’elle représente.

Visite de l’EPA dans plusieurs pays

Ces dernières semaines, 3 pasteurs algériens représentants de l’EPA, se sont déplacés en France, à Bruxelles, au Royaume-Uni, et aux États-Unis pour expliquer leur situation et chercher du soutien. Ils souhaitent notamment la réouverture des lieux de culte, la reconnaissance officielle de l’EPA, la fin des lois de 2006 contre le prosélytisme et la liberté d’importer du matériel chrétien (bibles, manuels de formation…).

«Intimidations et poursuites»

Depuis plusieurs mois, les chrétiens algériens sont confrontés à une recrudescence de restrictions.

Arrêtés pour détention de bibles

Ainsi le 16 mai, Noureddine Belabbes, 30 ans, responsable d’église a été reconnu, avec un autre chrétien, coupable de prosélytisme pour avoir transporté des bibles. Tous deux doivent payer une amende de 100 000 dinars algériens en plus des frais de justice. Les deux hommes ont écopé de trois mois de prison avec sursis.

En avril 2016, Idir Hamdad, 29 ans, avait été arrêté à l’aéroport en possession d’une bible et plusieurs objets religieux. Il a été condamné par contumace le 28 septembre 2017 à une peine de six mois de prison et à une amende de 20 000 dinars.

Depuis novembre 2017, quatre églises ont été fermées

Les églises situées à Ain-Turk, Layaida et Oran, ont été scellées. Le préfet d’Oran en a notifié la fermeture par arrêtés du 17 novembre 2017 et du 27 février 2018. D’autres églises ont, depuis, reçu des notifications de fermeture immédiate.

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