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La Grèce a renforcé précipitamment sa frontière terrestre avec la ‎‎Turquie‎‎, préoccupée par une forte augmentation du nombre de réfugiés et de migrants traversant la frontière.‎

[…] Environ 2 900 personnes ont traversé la frontière terrestre en avril, dépassant de loin le nombre de ceux qui sont arrivés par la mer, a déclaré l’Agence pour les réfugiés des Nations Unies (HCR). Ce chiffre représente la moitié du nombre total de passages pendant toute l’année 2017.‎

S’exprimant depuis la ville frontière d’Orestiada, Dimitris Mavrides, le maire de la localité, a déclaré au Guardian : «Nos structures d’accueil sont débordées et la situation est sur le point de devenir incontrôlable. […]‎”

Le ministre grec adjoint pour la protection des citoyens, Nikos Toskas, a déclaré que des plans d’urgence sont en place. «Nous sommes totalement prêts. Il n’y a pas besoin de paniquer», a déclaré ce général en retraite dans un entretien téléphonique. «Tout est sous contrôle».‎
On craint cependant de plus en plus‎ que cette nouvelle vague puisse marquer le début d’un été de crise.‎

[…]

‎La plupart de ceux qui sont entrés par la voie terrestre au cours des derniers mois en traversant le fleuve Evros sont des réfugiés décrits comme étant principalement des Kurdes fuyant la région d’Afrine dans le nord de la Syrie après l’offensive militaire de la Turquie contre l’enclave.

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Cette brusque hausse reflète un changement dans la tactique des passeurs contournant l’accord controversé passé entre l’UE et la Turquie pour tenter d’endiguer les flux migratoires au plus fort de la crise […]‎

La frontière terrestre ne relève pas de l’accord et est censée être plus facile à traverser. «Dans un bateau, cela peut prendre tout juste trois minutes pour traverser et c’est beaucoup moins cher», explique Mavrides. «Ils viennent justement parce que cela ne fait pas partie de l’accord et parce que la nouvelle s’est répandue que la situation sur les îles est dramatique. S’ils arrivent ici et qu’ils sont enregistrés, ils sont libres d’aller n’importe où sur la terre ferme. Nous avons quatre bus par jour pour Athènes et Thessalonique et ils sont pleins. »‎

[…]

(Traduction Fdesouche)

The Guardian


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