Un message qui s’adressait autant à ceux qui, dans les partis de gauche, ont dénoncé ce projet de loi, qu’aux députés de La République en marche (LRM). Les échanges en coulisses avec les élus de la majorité ont en effet été houleux lors des négociations sur ce texte. Une partie des députés macronistes se sont montrés très hostiles, et ils défendront des amendements pour en limiter la portée.
M. Collomb a décliné, devant les députés, les raisons de sa détermination. Selon lui, certaines régions françaises « sont en train de se déconstruire parce qu’elles sont submergées par des flux de demandeurs d’asile ». « Si nous restons sans réaction ce sont quelques centaines de milliers de personnes qu’il nous faudrait accueillir chaque année en France », a-t-il défendu avant d’ajouter : « Peut-on penser que nous pourrions construire chaque année une ville de taille moyenne pour accueillir ces réfugiés ? »
« Si nous ne le faisons pas où iront-ils ? S’installer dans des quartiers paupérisés où ils iront ajouter de la misère à la misère », a encore prédit le ministre avant de poursuivre : « Si on a des populations totalement marginalisées (…) alors il ne faudra pas s’étonner que se passent demain dans notre pays un certain nombre de dérives. » […]





