Fdesouche

27/03

Mgr Vincent Guo Xijin fait partie des évêques chinois qui ont refusé la demande du Vatican de se retirer en faveur des évêques désignés par le pouvoir chinois. Rome souhaite en effet reconnaître sept évêques illicites, mais soutenus par le régime, en échange de la reconnaissance par le gouvernement chinois des évêques de l’Église clandestine. Il a été enlevé hier soir par la police alors qu’il revenait du Bureau des affaires religieuses.

Mgr Guo, 59 ans, est l’évêque ordinaire du diocèse, reconnu par le Vatican, mais pas par le gouvernement. Ces derniers mois, il avait été approché par le diplomate du Vatican Mgr. Claudio Maria Celli, qui lui avait demandé de se retirer et de laisser le siège du diocèse à l’évêque excommunié Mgr Vincent Zhan Silu, reconnu par le gouvernement.

En retour, Mgr Guo recevrait le titre d’évêque auxiliaire. La rétrogradation de Mgr Guo, ainsi que la démission de Mgr Zhuang, évêque de Shantou, ont été salués comme le signe d’un accord « historique » entre le gouvernement chinois et le Vatican.

Hier, à 15 heures, heure locale, Mgr Guo a été appelé au Bureau des affaires religieuses où il a rencontré des responsables pendant au moins deux heures. Le contenu de leur réunion n’est pas connu. À 19 h, il est retourné à la résidence de l’évêque et a préparé ses bagages comme s’il partait. À 22 h, on l’a emmené.

Il avait déjà disparu en garde à vue l’année dernière, juste avant les vacances de Pâques, pour réapparaître 20 jours plus tard.

Selon certains fidèles, l’évêque a été enlevé après avoir refusé de concélébrer pendant ces vacances de Pâques avec l’évêque illégitime Zhan Silu.

Zhan Silu est l’un des sept évêques illégitimes et excommuniés qui attendent la réconciliation avec le Pape, une réconciliation qui n’a pas encore eu lieu ou qui doit peut-être être rendue publique.

Asianews.it


26/03

Le P. Ding Zhanmin, curé de Beishaliang (Mongolie intérieure), a été contraint d’abandonner sa paroisse et de retourner à la campagne pour travailler comme agriculteur à Xilin Gol (également en Mongolie intérieure). Son expulsion a eu lieu le 19 mars, sous l’escorte de fonctionnaires du Bureau des affaires religieuses de Baotou.

Les officiers du Front Uni voulaient le convaincre de rejoindre l’Association patriotique, un organe qui contrôle l’Église et veut construire une Église “indépendante” (du Saint-Siège), un principe qui avait été qualifié  “d’irréconciliable avec la doctrine catholique” par le pape Benoît XVI.

(…)

Selon un fidèle, « le P. Ding est resté fidèle à sa conscience et aux principes qu’il avait acquis dans l’Église souterraine au fil des ans. Il n’avait finalement pas d’autre choix que de perdre sa paroisse et de redevenir agriculteur. » La paroisse sera désormais administrée par des prêtres agréé par le régime et membres de l’Association patriotique, qui assumeront les célébrations prochaines du Triduum pascal.

Une source rapporte que « les fidèles sont inconsolées et confus » et que « la plupart d’entre eux refuseront ce nouveau cours des choses imposé par le gouvernement. Selon des témoins proches du P. Ding, le Parti pousse les prêtres à se joindre à l’Association Patriotique, en soulignant que « même le Saint-Siège fait des compromis. »

De fait, depuis le soi-disant dialogue qui a été institué entre le Chine et Rome, le bruit s’est répandu que l’appartenance à l’Association Patriotique ne poserait plus de problème. De nombreux prêtres de l’Église souterraine se sont tournés vers le Saint-Siège pour obtenir des éclaircissements, mais sans recevoir de réponse.

Quoi qu’il en soit, l’expulsion du P. Ding de sa paroisse et l’interdiction d’exercer son ministère sacerdotal suit les directives du nouveau règlement sur les activités religieuses, lancé le 1er février dernier, qui prévoit des arrestations, des amendes et des expropriations pour les communautés non officielles. Ces persécutions ne sont cependant pas une nouveauté : en janvier 2012 déjà, le P. Ding avait été arrêté avec que quatre autres prêtres.

Asianews.it

Fdesouche sur les réseaux sociaux