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Pour Jean-François Corty, de Médecins du monde, la mauvaise hospitalité faite aux réfugiés n’améliore pas la vie des Français précaires.

Un bénévole a été convoqué dans les Hautes-Alpes, le 14 mars, par la police des frontières, pour avoir porté secours, à 1 850 m d’altitude, à une famille nigériane, dont une femme sur le point d’accoucher…

Il s’agit là d’un nouvel exemple de l’idéologie de nos dirigeants, qui consiste à en faire le moins possible en matière d’accueil des migrants précaires extracommunautaires. De plus en plus, cette politique bouscule les principes fondamentaux de l’asile et des droits de l’homme.

Les autorités assument la violence institutionnelle (consignes aux forces de l’ordre), assument de maintenir la pression sur les aidants (délit de solidarité), assument de détricoter le droit d’asile avec le projet de loi sur l’immigration qui sera débattu à l’Assemblée en avril, assument de négocier avec des mafieux et des pays instables la gestion externalisée de l’accueil. C’est une volonté affirmée, qui ne profite à personne.

Qu’il s’agisse d’accès aux soins ou au logement, tous les chiffres montrent en effet que la mauvaise hospitalité faite aux réfugiés n’améliore pas la vie des Français précaires. Au contraire, les inégalités continuent de se creuser. Le vrai sujet, ce n’est pas l’immigration : c’est la lutte contre les inégalités et la pauvreté. […]

Le Monde

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