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«Police partout, justice nulle part…» Ces slogans, refrains des manifestations anti-police de 2016, ont dominé la «Marche des Solidarités» organisée ce samedi après-midi, de l’Opéra à la place de Stalingrad. Malgré un froid «polaire» et des bourrasques de neige, plusieurs centaines de manifestants ont répondu à l’appel des dizaines de collectifs et des mouvements d’extrême-gauche ou anarchistes qui organisaient le rassemblement.

Mise en place à l’occasion de la journée internationale de lutte contre le racisme (officiellement le 21 mars), la marche aux mots d’ordres hétéroclites visait à dénoncer le « racisme d’Etat, la chasse aux sans-papiers et aux migrants et les violences policières. »

Ce dernier sujet a donné le ton. C’est d’ailleurs Ramata, la soeur de Lamine Dieng décédé en juin 2007 après une interpellation mouvementée à Belleville, qui prend le mégaphone en premier pour lancer le départ de la marche.

Après avoir énuméré les prénoms des victimes mortes après une intervention policière, la jeune femme appelle les manifestants à «s’organiser», avant de passer le micro à des représentants des sans-papiers. Le cortège s’élance ensuite, dans le calme, derrière une banderole barrée de la mention « riposte populaire ».

Les slogans s’entrechoquent. Les uns scandent «pas de justice, pas de paix !». Les autres réclament «des papiers pour tous » tandis que la délégation du NPA veut mettre « Macron dans un charter ». Selon la préfecture de police, la manifestation a rassemblé 2000 «marcheurs».

Le Parisien

Merci à Manu

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