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Dans son numéro de mars 2018, « L’éthique est dans l’assiette », Philosophie magazine est allé à la rencontre d’un responsable d’un abattoir halal.

Je m’occupe d’un circuit qui respecte les règles du bio et du halal : j’achète les animaux vivants, je les engraisse dans une ferme en Picardie, puis je m’occupe de l’abattage et de la découpe, jusqu’à la vente en boucherie ou au restaurateur. […] Il faut ne pas que l’animal voie la lame du couteau qui va l’égorger. On lui ferme les yeux. Dans mon abattoir, l’animal passe dans un couloir pour aller vers le piège, où on le tuera. Mais il n’est pas poussé par des bâtons électrifiés comme dans le circuit industriel.

Il y a moins de douleur dans une tuerie nette que dans l’assommage préalable des animaux dans l’abattage industriel.

Le commentaire de Claude Fischler : Adil Madani ajoute à la pureté religieuse traditionnelle un discours sur la néopureté du bio. C’est en allant au bout du contemporain (le bio) qu’on va retrouver le halal, le traditionnel.

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