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France terre d’asile publie une brochure sur les mineurs isolés étrangers. Chaque semaine en France, 275 personnes sont reconnues mineur isolé étranger (MIE). Ils seraient aujourd’hui 25 000 à être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance à ce titre. Pourtant, beaucoup veulent les voir comme des étrangers avant de les voir comme des enfants, souligne France terre d’asile.

La brochure réalisée par France terre d’asile sera diffusée largement en version papier ainsi que sur internet et les réseaux sociaux à destination du plus grand nombre : entreprises et propriétaires, conseils départementaux, institutions, administrations françaises, partenaires associatifs, et plus largement au grand public.

«dans le contexte actuel, on observe une recrudescence des préjugés à leur égard, car l’argument faisant le lien entre sécurité et identité est de plus en plus avancé.»

«Afin de changer la vision actuelle sur les mineurs isolés, tant dans le regard des médias, de la population française, des pouvoirs publics, des employeurs que dans celui des administrations, il nous a semblé opportun et pertinent de réaliser une brochure afin de mettre en valeur le parcours de ces jeunes qui ont souhaité vivre en France et y rester», souligne France terre d’asile.

Lorsque nous avons ouvert le Centre d’accueil et d’orientation pour mineurs isolés demandeurs d’asile (Centre Stéphane Hessel) à Boissy-Saint-Léger en 1999, peu savaient ce que recouvrait le terme de « mineur isolé étranger ». Aujourd’hui, le sujet est bien plus médiatisé, et en 2016, 13 800 mineurs étrangers isolés étaient accueillis en France métropolitaine contre 4 000 trois ans plus tôt. De nombreux départements se mobilisent aujourd’hui pour tourner le dos, en contournant la loi, aux mineurs isolés étrangers. D’autres, accueillent largement, mais ont besoin d’aide pour traiter cet accueil, c’est une question de solidarité nationale. Avant d’être migrants, ces mineurs sont avant tout des enfants dont « l’intérêt supérieur » doit être préservé. À tout prix. […]

Sellou, Abdou, Abdoulaye, Ali, Roman, Ruhollah, Esther, Sarah et Manu…ils sont arrivés en France, mineurs et sans leur famille. Ils venaient de Guinée, du Nigéria, du Népal, de Birmanie, d’Afghanistan, de Sierra Leone, du Ghana… on leur a dit qu’ils étaient des « mineurs isolés étrangers », titre qui les a définis jusqu’à leur majorité à travers leur prise en charge, leur accompagnement, et leur vie en France. Aujourd’hui, ils sont couturier, père de famille, étudiante, indépendant, aide-soignant, Française,… C’est ainsi qu’ils ont choisi de se définir eux-mêmes en façonnant par leur volonté et leur motivation leur avenir en France. […]

Brochure France terre d’asile ; El Watan

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