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De nouvelles analyses génétiques laissent penser que la mystérieuse maladie baptisée «cocoliztli» qui a fait des millions de morts en 1545 puis en 1576 était provoquée par cette bactérie.

L’arrivée des colons espagnols en Amérique centrale au début du XVIe siècle fut catastrophique (c’est le moins qu’on puisse dire…) pour les civilisations autochtones. En moins d’un siècle, 90% des populations indigènes, dominées par les Aztèques, furent décimées, selon les estimations de certains historiens.

Si les combats, la réduction en esclavage et les déplacements de population ont évidemment participé à cet anéantissement, les maladies importées d’Europe ont probablement été les plus meurtrières. À commencer par la variole qui fit des ravages dès 1519 dans l’actuel Mexique, contribuant sans nul doute grandement à la victoire éclair des Espagnols, épargnés par la maladie, en 1521. La rougeole, la grippe et la peste firent également des ravages énormes dans toute la région.

Mais c’est une autre maladie, bien plus mystérieuse, baptisée «cocoliztli» en nahuatl, la langue aztèque, qui nous intéresse ici. Selon certaines estimations, 80% des populations qui avaient survécu jusque-là au Mexique auraient succombé à ce mal entre 1545 et 1550. Puis à nouveau la moitié des populations en 1576. Il est difficile de donner des chiffres précis, mais cela représente plusieurs millions de morts au moins.
(…) Le Figaro

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