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Sa voix et les accords des Cranberries ont fait chanter et danser les adolescents des années 1990 au son du rock irlandais. Mais Dolores O’Riordan, décédée brutalement ce lundi, n’était pas seulement connue pour ses tubes. La chanteuse irlandaise de 46 ans avait également fait parler d’elle à l’occasion de ses prises de position parfois jugées conservatrices voire réactionnaires sur l’avortement et la peine de mort.

En 1989, Dolores O’Riordan est une jeune femme de 18 ans, issue d’une famille catholique traditionnelle. Elle rejoint alors The Cranberries, un jeune groupe de rock basé à Limerick, en Irlande. En 1993, elle écrit la chanson « Zombie ». Un hommage à Jonathan Ball, 3 ans, et Tim Parry, 12 ans, décédés dans les attentats de Warrington (Angleterre), commis cette année-là par l’Armée républicaine irlandaise (IRA), mais aussi un texte qui dénonce les violences liées au conflit nord-irlandais.

La chanson ne sort qu’en 1994, relate Le Monde, au moment où l’IRA a signé un cessez-le-feu. Ce qui lui vaut d’être accusée de vouloir relancer le débat inutilement.

Dolores O’Riordan se distingue ensuite pour ces positions floues sur l’avortement. En 1995, elle confie ainsi à Rolling Stones : « Je ne suis pas en mesure de juger d’autres femmes, vous savez ? Mais j’ai envie de dire Idiote, pourquoi t’es-tu retrouvée enceinte ? C’est mauvais pour les femmes de traverser cette procédure et d’avoir un être vivant aspiré de son corps. Cela rabaisse la femme, même si certaines disent Oh cela ne me dérange pas de me faire avorter. Chaque fois qu’une femme avorte, elle broie son amour-propre un peu plus encore. » La remarque est depuis reprise par des sites et blogs « pro-life » qui militent contre l’avortement.

Une sortie sur le féminisme, citée par Le Monde dans un article de 2005 et reprise par nombre de médias et sites Internet, lui a également valu des critiques : « Pour moi, c’est quelque chose pour les filles qui se sont fait plaquer trente fois dans leur vie et qui décident que les hommes sont tous des ordures. »

L’interprète avait aussi expliqué être « dans certains cas pour la peine de mort », en s’appuyant sur un exemple surprenant : « A Singapour, on coupe les mains des voleurs, on coupe les têtes des meurtriers. Résultat : il n’y a plus de crimes. » […]

Le Parisien (qui a renommé son titre en “Mort de Dolores O’Riordan : la chanteuse des Cranberries, un personnage controversé», sans toutefois modifier celui d’origine, toujours contenu dans l’url.)

Merci à Dobsky et Sabrauclair

Aux fidèles partis et à ceux qui restent Il y a une lumière qui ne meurt jamais.” – Dolores O’Riordan

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