Non ! Sens Commun ne tend pas la main au Front National. pic.twitter.com/ADDOMGJrnJ
— Sens Commun (@SensCommun_) 10 octobre 2017
Auprès du Lab, le co-fondateur de Sens Commun Sébastien Pilard s’indigne des déclarations faites par Christophe Billan. L’élu de la région Pays de la Loire se fend même d’un communiqué pour exprimer sa désapprobation, lui a qui a pris ses distances avec Sens Commun à l’occasion de la primaire de la droite, à l’automne 2016.
“Parler à tous les Français évidemment mais envisager une alliance avec le FN serait contre-productive et contraire aux principes fondateurs de Sens Commun”, écrit-il, condamnant “fermement” ce qu’il présente comme “une faute politique”. Il ajoute :
Il [Christophe Billan] participe à la cornérisation des convictions que nous sommes nombreux à porter au sein des LR. Il fait le jeu de tous ceux qui pensent que les convictions que nous portons n’ont plus leur place au sein de LR alors qu’elles sont largement partagées par nos militants. Il est finalement l’idiot utile de Solère, Darmanin & cie.
Il a choisi de s’adresser au mensuel L’Incorrect et cela n’est pas un hasard. Dans le numéro d’octobre du magazine “de toute les droites”, comme il se définit lui-même, le président de Sens Commun Christophe Billan tend la main à Marion Maréchal-Le Pen, l’ex-parlementaire frontiste, retirée pour un temps du monde politique. Un appel du pied clair qui se veut autant idéologique que personnel.
Christophe Billan explique d’abord rester chez Les Républicains parce que Sens Commun redoute “les jeux d’appareil du Front national” et “sa capacité à hystériser le débat en dévoyant nos valeurs”. Mais il ne “redoute pas en soi la plupart des thématiques du Front national : les notions de patrie, d’identité, d’État-nation, de contrôle des frontières”, etc.
Puis il s’adresse indirectement à la nièce de Marine Le Pen :
Il ne faut s’interdire de parler avec personne et il faudra bien aller parler aux électeurs de droite qui ont quitté LR. Nous avons parlé avec Marion Maréchal-Le Pen et nous l’avons assumé. Le problème de Marion Maréchal-Le Pen reste le nom Le Pen et non la plupart de ses idées. […] Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées, rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème.





