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(MàJ 26/07)

Près de Tarbes, le mur bloquant l’accès à un hôtel destiné à accueillir des demandeurs d’asile a été détruit par le collectif qui l’avait construit. Les riverains à l’origine de l’action coup de poing, rassemblés sous le nom de “collectif Séméac”, avaient muré l’accès à cet ancien hôtel Formule 1 destiné à accueillir 85 migrants. “Ce mercredi matin, on l’a fait tomber. On avait fait des propositions qui ont été acceptées par l’Adoma (ex-Sonacotra, qui va gérer le centre d’accueil). On est satisfaits”, a déclaré à l’AFP le responsable du collectif d’opposants Laurent Teixeira. La préfecture a confirmé la destruction du mur de deux mètres de hauteur et dix-huit mètres de large. (Valeurs)


Des riverains ont muré ce matin l’accès à un hôtel en cours de transformation en centre d’accueil pour migrants près de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, protestant en particulier contre leur venue dans ce “quartier résidentiel”.

Selon les organisateurs de l’action, quelques dizaines de riverains et commerçants ont construit un mur de 1,80 mètre de haut sur 18 mètres de long sur une parcelle située à l’entrée de l’ancien hôtel Formule 1 de Séméac, où habitent près de 5.000 habitants dans la banlieue de Tarbes. L’action s’est passée “sans incidents”, a indiqué la préfecture.

Cet hôtel Formule 1 d’une capacité de 85 personnes, appartenant au groupe AccorHotels, fait partie des 62 établissements premier prix de l’enseigne rachetés par la SNI (filiale de la Caisse des Dépôts) pour devenir des structures d’hébergement et d’accueil, gérées par Adoma (ex-Sonacotra). La remise des clefs doit avoir officiellement lieu demain matin.

Le collectif proteste en particulier contre la situation de l’hôtel, “dans une zone pavillonnaire”, souligne Hugo Lacoue, buraliste à Séméac et membre du collectif. Les opposants dénoncent également “l’opacité” du projet, monté “sans aucune concertation” avec la population locale, et “la précipitation”, selon M. Teixeira. “Rien n’est prévu pour la vie au quotidien des migrants et des habitants de la commune et les structures municipales, comme les cantines et écoles, sont sous-dimensionnées”, estime-t-il.

Le Figaro

Merci à valdorf

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